J’exerce en tant que sophrologue en cabinet à Paris 1 et certaines personnes viennent me consulter pour des séances de sophrologie avec l’intention de se détendre, de relâcher le stress, de retrouver un peu de calme intérieur, ce qui est la porte d’entrée vers un mieux-être.
Dans un quotidien où tout va vite, trouver un espace pour souffler est déjà précieux.
Mais au fil des séances, il m’arrive d’observer quelque chose d’intéressant.
Lorsque je propose des exercices plus dynamiques, certaines personnes me disent qu’elles préfèrent les moments où elles restent assises, dans la détente. D’autres expriment qu’elles aiment surtout « le moment de relaxation ».
Parfois, je ressens une forme de résistance, souvent inconsciente, comme si une part d’elles préférait rester dans un état de repos plutôt que d’entrer dans l’expérience.
Ces moments me rappellent une chose essentielle.

La sophrologie n’est pas qu’une simple technique de relaxation

Bien sûr, la sophrologie permet de se détendre, la relaxation fait partie de la pratique, mais la sophrologie va plus loin.
Elle est un accompagnement , qui invite la personne à participer activement à ce qu’elle vit intérieurement.
Le sophrologue accompagne, au son de sa voix et par un langage adapté, le sophronisant à entrer dans son espace de conscience élargie appeler niveau sophroliminal (entre veille et sommeil). Ce niveau de conscience rencontrer au cours de la séance de sophrologie permet de rencontrer et de mobiliser ses ressources pour évoluer.
Au cœur de cette méthode se trouve ce que l’on appelle l’activation intra-sophronique.

Comprendre l’activation de la conscience, l’activation intra-sophronique :
un mouvement intérieur

Dans la sophrologie, le changement ne vient pas seulement du fait de se relaxer ou de se reposer, il naît surtout d’un processus intérieur d’activation de la conscience.
Ce processus demande une intention, une implication douce mais réelle.
C’est parce que je me connecte à mon intériorité donc à ma vivance intérieure (conscience des phénomènes) que la prise de conscience de moi émerge et que l’intentionnalité peut prendre place et me conduire vers la transformation.
La sophrologie n’est donc pas seulement un moment pour « lâcher prise », elle est aussi un processus de conscience de soi

Entre détente et engagement

Le changement demande une implication.
La sophrologie ne se limite pas à la relaxation : elle mobilise la conscience et les ressources de la personne.
Dans les séances, la détente permet d’apaiser les tensions et de créer un espace de disponibilité.
C’est l’activation de la conscience qui permet progressivement d’intégrer de nouveaux ressentis, de nouveaux équilibres, de nouvelles façons d’être.
La détente seule ne transforme pas toujours les choses, elle soulage, elle apaise… mais le changement durable vient quand on s’engage dans le processus.
Jamais par des efforts contraignants, mais par une intention intérieure bienveillante : celle d’avancer, pas à pas.
La sophrologie n’est donc pas seulement un moment pour se relaxer, elle est un processus vivant, qui demande de participer activement, dans la détente, à sa transformation.